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À Madagascar, un fait criminel local peut rapidement être commenté sur Facebook comme le signe d’une insécurité généralisée. Comment s’opère ce basculement ?
Une étude que j’ai menée au sein de l’Observatoire des dynamiques stratégiques Afrique–Océan Indien (ODS-AOI), du 1er janvier au 15 septembre 2026, a analysé 81 publications de cinq médias malgaches et 7 476 contributions d’internautes.
Elle montre que l’intensité émotionnelle ne suffit pas à expliquer la construction du sentiment d’insécurité. Le mécanisme le plus fortement associé à son expression est la généralisation : le passage d’un événement particulier à un diagnostic beaucoup plus large sur la sécurité du pays.
L’étude ne mesure ni la criminalité réelle ni l’opinion de l’ensemble des Malgaches. Elle cherche à comprendre comment un fait circule, est reformulé et finit parfois par devenir le symbole d’une situation nationale.